Les « poussées » de sclérose en plaques : posez votre question !

Tout savoir sur « les poussées » de sclérose en plaques

Dans plus de 8 cas sur 10, la sclérose en plaques (la SEP) est de forme rémittente, ce qui signifie qu’elle se manifeste par l’apparition de « poussées », entrecoupées de périodes de rémission.

Il est difficile de prévoir à quel moment surviendra une poussée, et quelle en sera la sévérité :

  • la fréquence de ces épisodes évolutifs varie d’une personne à l’autre
  • et les symptômes diffèrent souvent d’une poussée à l’autre.

En apprenant à reconnaître les signes évocateurs d’une poussée de SEP, vous saurez à quel moment devoir contacter votre médecin, et cela permettra ainsi une meilleure prise en charge de votre maladie.

Si des questions demeurent après lecture de cet article, n’hésitez pas à interroger votre médecin généraliiste et – ou neurologue.

 

Qu’est-ce qu’une poussée?

Une poussée est un épisode de troubles neurologiques : elle se caractérise par l’apparition ou la réapparition de signes ou symptômes neurologiques, ou par l’aggravation de signes neurologiques pré-existants, en l’absence de fièvre, persistant au moins 24 heures, puis par la disparition totale ou partielle de ces signes ou symptômes neurologiques.

Pour être distinctes, deux poussées doivent débuter à plus de 30 jours d’intervalle.

 

Comment se manifeste une poussée?

La nature et le degré de sévérité des symptômes varient

  • d’un individu à l’autre
  • et d’une poussée à l’autre.

Selon la zone du système nerveux central atteinte, les symptômes peuvent être oculaires (flou visuel, baisse de la vision, vision double), sensitifs (fourmillements, engourdissements…), moteurs (faiblesse musculaire d’une partie du corps). Mais aussi, cela peut être des troubles de la coordination des mouvements, des troubles de l’équilibre ou des troubles urinaires.

Souvent la poussée s’accompagne d’une fatigue inhabituelle.

 

Combien de temps dure une poussée?

Une poussée évolue généralement en trois étapes :

  • une phase d’installation des symptômes (de quelques heures à quelques jours),
  • une phase de stabilisation (quelques jours à 2 à 3 semaines)
  • une phase de rétablissement (de 2 à 4 semaines, parfois plus).

Un traitement à base de cortisone permet de réduire la durée de la poussée.

 

Quel est le rythme des poussées?

La fréquence des poussées est très variable selon les patients : plusieurs années ou bien quelques mois.

Au cours de l’évolution de sa maladie, une même personne peut passer d’une période pendant laquelle elle va présenter un nombre important de poussées à une période d’accalmie durant laquelle la maladie est en silence.

 

Quand des symptômes apparaissent, il n’est pas toujours facile de savoir s’il s’agit vraiment d’une poussée, certains facteurs extérieurs (fièvre, chaleur, stress…) pouvant déclencher des manifestations neurologiques de courte durée qui peuvent mimer les symptômes de la maladie. On les désigne alors sous le terme de « pseudo-poussée ».

 

Qu’est-ce qu’une pseudo-poussée ?

Il s’agit des cas où vous souffrez d’une infection avec de la fièvre : rhume, grippe, infection urinaire…

Les symptômes peuvent être apparus après une exposition à la chaleur, telle un bain chaud ou bien par un effort physique important ou par un stress.

 

La poussée constitue-t-elle une urgence médicale ?

La poussée de SEP n’est pas une urgence médicale.Toutefois, il est bon, en cas de persistance des symptômes, de proposer un traitement (s’il est jugé nécessaire par votre neurologue) peut être proposé.

 

Qui contacter en cas de poussée?

Il est bon de consulter votre médecin traitant ou bien de vous mettre en contact directement avec votre neurologue.

 

En quoi consiste le traitement d’une poussée de SEP ?

Les protocoles thérapeutiques varient selon les centres hospitaliers. Dans le cas particulier d’une atteinte du nerf optique, le traitement peut être poursuivi par voie orale et à doses dégressives pendant quelques jours.

Le repos est toujours fortement recommandé.

À l’heure actuelle, le traitement de référence d’une poussée de SEP repose sur l’administration en perfusion intraveineuse de fortes doses de corticoïdes sur 3 à 5 jours, qui sont appelées « bolus de cortisone ».

L’administration par voie orale doit être uniquement faite sur prescription hospitalière et ce, de façon exceptionnelle.

 

Pourquoi des corticoïdes ?

La poussée de SEP est le reflet d’une inflammation aiguë de certaines zones du système nerveux central. Les corticoïdes à fortes doses diminuent l’œdème qui accompagne l’inflammation.

Il n’est pas possible d’arrêter une poussée en cours, mais le traitement permet de diminuer la durée et l’intensité des poussées.

 

Quand ce traitement va-t-il me soulager ?

L’amélioration est ressentie de façon très variable selon les patients . Elle peut survenir pendant ou après les perfusions, en général l’amélioration est ressentie dès le 2e jour. Elle peut être plus tardive et se poursuivre ensuite sur plusieurs semaines.

 

Quelles sont les précautions à prendre ?

Pendant le traitement

Ne prenez aucun nouveau médicament sans en informer votre médecin Une alimentation pauvre en sucre et en sel est souvent conseillée.

 

Le traitement de la poussée a-t-il des effets secondaires ?

Les corticoïdes à fortes doses ont des effets excitants : ils peuvent être à l’origine d’insomnie, raison pour laquelle la perfusion sera souvent effectuée le matin. Ils peuvent vous rendre anxieux, irritable.

Pendant la perfusion, il est possible de ressentir une sensation de chaleur et avoir le visage qui rougit un peu. De même, des perturbations du goût, avec sensation métallique dans la bouche, sont possibles.

Les corticoïdes entrainent un risque de rétention d’eau et de sel, d’augmentation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et de la tension artérielle, d’ulcère gastroduodenal, d’ulcération du colon et d’ostéoporose. Il s’agit d’un traitement de courte durée.

 

 

PENDANT

Pendant une poussée, dois-je arrêter mon traitement de fond ?

Si vous recevez un traitement dit “de fond”, il n’y a pas lieu de l’interrompre lors d’une poussée. Vous devez donc poursuivre ce traitement, même les jours des perfusions de corticoïde

 

Les suites de la poussée

Comment vais-je récupérer après la poussée ?

Après la poussée, le degré de rétablissement est variable : les signes cliniques peuvent disparaître complètement (poussée sans séquelle) ou, parfois, les symptômes peuvent persister sans retour à l’état neurologique antérieur avec une gêne résiduelle motrice, sensitive ou visuelle (poussée avec séquelles).

Vais-je refaire une poussée et quand ?

L’évolution de la SEP est imprévisible. La survenue des symptômes est extrêmement variable.

Chez certaines personnes, les poussées sont entrecoupées de nombreuses années de rémission, sans progression de la maladie.

 

Source : https://www.sep-et-vous.fr/globalassets/sep-et-vous32/brochures/multisep-poussee.pdf

 

 

Article en vidéo

 

 

N’oubliez pas de venir télécharger votre cadeau de bienvenue !

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *