Étape 2 : identifier et lister les différentes « blessures du passé »

Étape 2 : identifier et lister les différentes « blessures du passé »

 

Article qui fait suite au premier qui présente mon défi fou !

 

Établir la liste de toutes mes « blessures du passé » n’a pas été simple à faire.

Avant de vous les exposer, quelques mots sur ce que sont les blessures du passé, ainsi que sur le rôle des émotions et pourquoi il est important de les exprimer.

 

Les blessures du passé : que sont-elles ?

Une blessure du passé ou un souvenir non digéré du passé est un traumatisme.

Autrement dit il s’agit du souvenir d’une scène de vie qui continue à résonner émotionnellement en nous.

Le corps humain « digère » la plupart des événements émotionnels que nous traversons dans le quotidien. Mais il arrive que certains souvenirs douloureux de notre histoire restent enkystés dans notre corps. Et parfois, cela peut « sortir » en des symptômes psychosomatiques.

 

Les blessures du passé : d’où viennent-elles ?

Elles trouvent, dans une large majorité, leurs origines dans l’enfance. Il s’agit d’événements qui se sont déroulés avec des personnes importantes dans la vie affective de l’enfant (un parent, un enseignant, un frère ou une sœur, un ami).

Des blessures toujours bien vivantes qui peuvent avoir été causées par une dévalorisation de la personnalité de l’enfant, une humiliation, un rejet, une injustice, l’absence de reconnaissance ou une indifférence, un abandon, une trahison, tout ceci créant une sensation de profonde ‘insécurité à l’enfant.

Si jamais l’enfant n’a pu exprimer ses émotions, il les a réprimé au fond de lui. L’émotion étant un phénomène physiologique qui se déroule naturellement en trois étapes (charge, tension, décharge), ce que l’enfant n’a pas exprimé émotionnellement va s’imprimer en lui et rester en tension dans son corps.

 

Les blessures du passé : s’en libérer est-ce possible ?

Parvenir à guérir des blessures du passé n’est pas simple. Différents obstacles peuvent se rencontrer en chemin.

  • Le refus d’aller voir dans le passé ce qui est douloureux. Il est compréhensible que certaines personnes soient effrayées à l’idée de reprendre le contact avec leurs souvenirs difficiles.
  • L’idéalisation du parent Souvent, les parents sont idéalisés et par conséquent nous cautionnons inconsciemment les blessures infligées.
  • Le devoir de gratitude Lorsque l’auteur de la blessure justifiait son acte par un « c’était pour ton bien », il est sous-entendu qu’il faudrait montrer de la reconnaissance au parent pour son acte !

 

Les blessures du passé : comment en guérir ?

Des techniques de libération des émotions peuvent permettre de guérir. Parler ne suffit pas, il faut permettre aux patients de retrouver le contact avec les émotions et les sensations liées au souvenir du passé.

Ce n’est qu’en retraversant la blessure du passé et en exprimant enfin sa colère. Cette dernière est l’émotion parfaite pour nous réparer des blessures que les autres nous ont infligées.

En pratique cela peut-être l’écriture d’une lettre ou bien de taper sur un coussin afin de décharger physiquement sa colère.

 

 

Les émotions : les exprimer est bénéfique pour la santé

La capacité à mettre des mots sur ce qu’on ressent s’appelle la granularité émotionnelle.

Le fait de détailler son expérience émotionnelle, qu’elle soit positive ou négative, serait même bénéfique pour la santé, selon de nombreuses études. La granularité émotionnelle permet d’atteindre une meilleure régulation des émotions et de diminuer la réponse au stress, ainsi que l’agressivité.

En travaillant notre granularité émotionnelle, nous préservons notre organisme du stress et nous limitons les risques de maladies.

Elle peut s’apprendre et s’améliorer à n’importe quel moment. Il suffit d’apprendre de nouveaux mots liés aux concepts d’émotions et de retenir leur signification. En les incorporant à notre vocabulaire, le cerveau va les appliquer automatiquement.

 

Liste de mes blessures du passé

Par souci de simplicité je les ai classé selon l’âge que j’avais lorsque j’ai vécu ces évènements

 

  • bébé : ma mère m’a souvent raconté cette histoire, quand je n’avais que quelques mois. Elle avait demandé à mon père de me nourrir. Il m’avait donné le biberon mais il s’était trompé dans la dose à me donner ! Il paraît que j’avais eu bien du maal à digérer la triple dose qu’il m’avait fait ingurgiter ! A chaque fois que ma mère me racontait cette anecdote, je me sentais mal, moi qui ai tant de troubles digestifs à l’âge adulte ! Surtout, j’avais pensé qu’il était difficile de pouvoir faire confiance en mon père !
  • vers l’âge de 5 ans : mon père avait lâché mon petit frère d’un coup car il ne pouvait plus le garder dans ses bras à cause d’un mal de dos ! Ma mère et moi avions été surprises ! Le message reçu était encore on ne peut pas faire confiance en son mari (pour ma mère) et en son père (pour moi).
  • vers l’âge de 6 ans : mes parents m’avaient interdit de toucher aux lapins que notre chien avaient déterrés dans le jardin (on était en vacances en Normandie) et qu’ils avaient installés dans un carton. Mais il était trop tentant pour moi de caressait ces petits lapins sauvages … Le lapinou a gesticulé et il est tombé par terre .. Mon père était furieux et il a menacé devant ma mère de me montrait ce qu’il allait devoir faire à cause de moi : tuer l’animal à la hache ! Je me souviens que ma mère lui avait dit de ne pas faire ça et moi je pleurais de ce qui se passait. J’avais pensé que mon père pouvait être un monstre et que mon amour pouvait tuer ! Persnne n’avait pris le temps de m’expliquer pour cette interdiction et pourquoi il avait été obligé d’utiliser les moyens du bord pour stopper les souffrances de l’animal (pas de vétérinaire près de là où on était loin de la ville !

 

  • toujours au même âge : j’avais couru vers ma mère pour lui sauter dans les bras ! Elle m’avait accueilli avec … une belle claque .. car je lui avais fait mal au dos ! Su coup j’avais pensé que l’insécurité pouvait aussi provenir de ma mère
  • de 6 à 12 ans : mon grand père a eu des gestes d’attouchements à mon égard ainsi que pratiquait des « french kiss », qui m’ont fait penser que j’étais « sa femme » et non une petite fille, mais que cet amour interdit devait resté caché, comme un secret entre nous !
  • vers 8 ans : j’avais été la 2ème de la classe ! J’étais super contente de ce classement MAIS pour la Soeur Elisabeth qui était la directrice de l’école ce n’était pas assez. Elle était partie d’une bonne intention sûrement mais moi ça m’avait cassée quand elle avait dit à la classe : « arrêtez d’applaudir chrystèle ! car elle peut faire encore mieux en étant première ! J’étais à la limite de pleurer devant tout le monde ce jour là ! J’aurais dû car au moins elle aurait ainsi compris qu’elle m’avait fait du mal en m’interdisant la reconnaissance par les applaudissements. Je n’ai plus jamais brillé à l’école après …
  • de 8 à 12 ans (durant mes années « scoutisme »), j’avais eu à offrir un cadeau et en recevoir un « à l’aveugle » (sans savoir à qui j’aurais à donner mon cadeau et sans savoir qui allait me donne le sien !). Je m’étais sentie très frustrée d’avoir eu à donner un paquet de sucettes cotre un « cadeau fait artisanalement » par cette « louvette », qui venait sûrement du cœur, mais qui ne m’avait pas donné la satisfaction que j’aurais eu à garder mes sucreries que ma mère avait acheté !

Deux autres évènements à raconter :

– désignée responsable si les filles font du bruit la nuit !

– devoir rendre mon vélo alors que je l’avais passé à une autre louvette

=> sentiment d’injustice

Pour ces dernières blessures du passé, regardez la vidéo ci-dessous

  • vers mes 13-14 ans : mon frère aîné
  • à l’adolescence :
  • à 21 ans : accident de mon père
  • à 38 ans : annonce du diagnostic de SEP
  • à 47 ans : annonce du diagnostic de la SLA à ma mère + sa fin de vie

 

 

 

 

Et vous, allez-vous également lister vis différentes blessures du passé ?

Demain, je vous montre comment faire pour vous libérer de vos émotions refoulées …

A suivre …

 

 

 

 

 

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *