La cause de ma sclérose en plaques : je pense la connaître !

La plupart des personnes ignorent pourquoi la sclérose en plaques (SEP) est apparue un jour dans leur vie.

Pour ma part, je suis de plus en plus convaincue de connaître la cause (pour mon cas personnel), surtout depuis que j’ai lu ou discuté que c’était également le cas pour 3 autres personnes !

C’est cet article qui vient confirmer ce que je pensais : un lien existe bel et bien, entre abus sexuels subis dans l’enfance et maladies chroniques, telles que la sclérose en plaques.

Regardez en page 4 de ce document :

 

ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES LA MÉMOIRE TRAUMATIQUE : VIOLENCES SEXUELLES ET PSYCHO-TRAUMA

Intervention de la Dre Muriel SALMONA psychiatre, psychotraumatologue, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie lors du colloque à la Cour de cassation le 6 octobre 2016, « La maltraitance des mineurs » organisé par l’ENM et la Cour de cassation

Les conséquences sur la santé à long terme seront d’autant plus graves que les victimes ont subi un viol, qu’elles avaient moins de 11 ans et que l’agresseur est un membre de la famille : risque de mort précoce par accidents, maladies et suicides (selon l’enquête une victime sur deux a tenté de se suicider), de troubles anxio-

dépressifs (50% font des dépressions, angoisses, attaques de panique, phobies, troubles obsessionnels), addictions (pour 50% des victimes), de troubles cognitifs importants, de maladies liées au stress : maladies cardio-vasculaires et respiratoires, diabète, de retard de croissance, obésité, épilepsie, troubles de l’immunité (maladies infectieuses et auto-immunes : sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique), troubles endocriniens (troubles thyroïdiens et hypophysaires), d’allergies, de troubles oto-rhino-laryngologiques (ORL) gynécologiques (dyspareunies, fibromes utérins, endométriose, kystes ovariens,papillomavirus), infections urinaires, digestifs (constipation chronique, gastrites, colopathies fonctionnelles) et alimentaires (boulimie, anorexie), les affections dermatologiques (psoriasis, eczéma…), de douleurs chroniques (migraines, douleurs ostéo-articulaires, fibromyalgie), troubles du sommeil, fatigue chronique, ainsi qu’un risque plus important de développer des cancers. Une grossesse consécutive à un viol sur cinq affecte une mineure. Une majorité des femmes prostituées ont subi des violences sexuelles dans leur enfance.Pour 96% des personnes ayant participé à notre étude IVSEA 2015, les violences sexuelles commises quand elles étaient mineures ont eu des conséquences sur leur santé mentale et pour 69 % sur leur santé physique.Avoir subi des violences dans l’enfance est le déterminant principal de la santé 50 ans après (étude prospective américaine de Felitti et Anda, 2010) et peut faire perdre jusqu’à 20 années d’espérance de vie si plusieurs violences sont associées (Brown, 2009). Face à un enfant en souffrance, suicidaire ou se mettant en danger, le manque de formation fait que peu de professionnels s’interrogent sur ce que cache cette détresse, ou pensent à lui poser des questions pour savoir s’il a subi ou s’il subit des violences (ce qui devrait être systématique lors de tout entretien). Les symptômes psychotraumatiques des enfants sont fréquemment ignorés, minimisés ou banalisés, mis sur le compte de la crise d’adolescence où à l’inverse étiquetés comme des troubles du comportement ou de la personnalité, voire comme des troubles autistiques ou psychotiques sans qu’aucun lien ne soit fait avec les violences. Les enfants peuvent à tort être considérés comme ayant un retard mental et des troubles graves du développement. Les traitements proposés sont le plus souvent symptomatiques et dissociant, le but étant d’anesthésier la douleur mentale avec parfois de lourds traitements associant des antidépresseurs, des neuroleptiques, des régulateurs de l’humeur…

Pour les victimes, la non reconnaissance de leurs psychotraumatismes est une perte de chance car une prise en charge psychothérapique spécifique leur permet en traitant leur mémoire traumatique, de ne plus être colonisés par les violences et les agresseurs, d’activer une réparation neurologique et d’éviter les conséquences à long termer. 4- De nombreuses études et des recherches cliniques et neuro-biologiques sont pourtant disponibles De nombreuses recherches cliniques et neuro-biologiques depuis plus de 10 ans ont montré que l’impact des violences sexuelles chez les victimes est non seulement psychologique, mais également neuro-biologique avec des atteintes de circuits neurologiques et des perturbations endocriniennes des réponses au stress (McFarlane, 2010).

 

 

http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/Documents-pdf/2016Enfants_victimes_de_violences_sexuelles_ENM_colloque_cour_de_cassation.pdf

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *